Chirurgie mutilante

La chirurgie mutilante : Enucléation / Eviscération

Il est parfois possible ou nécessaire, en dernier recours, de réaliser un geste chirurgical débouchant sur l’amputation d’un œil.

Les principales indications sont :

-la présence d’une importante tumeur intraoculaire (principalement un mélanome choroïdien)

-un œil non (ou plus) fonctionnel ou douloureux et/où inesthétique (suite à un traumatisme, une intervention chirurgicale, une malformation congénitale, une maladie de l’oeil…)

Quelle que soit la technique chirurgicale utilisée, le but de cette intervention de retirer l’œil (énucléation) ou son contenu (éviscération) et de remplacer la perte de volume par un implant biocolonisable (afin qu’il soit mieux intégré et toléré par l’organisme). Dans de rares cas, un implant ne peut être mis en place et il est le plus souvent remplacé par une greffe dermo-graisseuse (prélevée au niveau de l’abdomen ou du postérieur).

Cette intervention est réalisée sous anesthésie générale lors d’une courte hospitalisation de 24 à 48 heures.

Quatre à six semaines après l’intervention, une prothèse oculaire pourra être adaptée afin d’obtenir une symétrie la meilleure possible avec l’œil controlatéral. Cette adaptation est effectuée en plusieurs étapes par un oculariste (prothésiste oculaire).

Ensuite, des contrôles réguliers effectués chez l’oculariste (en général 1 à 2 fois par an) seront nécessaires pour réaliser un polissage et s’assurer de la bonne tolérance de la prothèse.

Site internet des oculariste français : www.ocularistes.org

Les risques et complications à cours terme d’une énucléation / éviscération sont très rares et sont principalement représentés par le risque d’infection et d’exposition de l’implant.

Les complications tardives sont plus fréquentes et rentrent en général dans le cadre du syndrome post-énucléation/éviscération (reconstruction de cavités).